Rassemblements, fusions, confusions…

Il est incontestable que l’actualité des deux derniers mois a été marquée d’une part par les agissements et manifestations porteurs de haine, de violence et d’obscurantisme des islamistes salafistes , et d’autre part par les nombreuses actions , initiatives et manifestations organisées par les organisations et les groupes de la société civile , avec une présence plutôt discrète des partis politiques de la mouvance démocratique..

Mais tout au long de ce « harak » , les partis politiques se sont beaucoup activés , en coulisse le plus souvent..La coulisse sied parfaitement aux tractations entre les dirigeants de ces Partis, à leurs calculs, à leurs concessions..Mais de quoi s’agit-il en fait ?

La victoire (même relative) de Nahdha lors des élections du 23 Octobre dernier a bouleversé les données politiques et a constitué un véritable tsunami dans le pays..Certains y ont vu une  défaite sévère de cette Tunisie que l’on pensait à jamais ancrée sur la voie du progrès et de l’ouverture au monde..D’autres y voyaient un coup extrêmement dur porté aux femmes de ce pays, à leur dignité, à leurs droits, à leurs acquis..D’autres encore ont lu l’évènement comme un tournant majeur dans  la vie du pays depuis le 14 Janvier 2011, comme un danger majeur pour les libertés acquises depuis cette date, ne craignant pas  de traiter la montée des nahdhaouis au pouvoir comme l’expression de la transformation de la « révolution » en « contre-révolution »….Un énorme débat, il faut reconnaitre … Et les partis politiques dans tout  cela ?

Les partis politiques –  je ne parle pas ici de ceux qui sont au pouvoir ( Nahdha) ou au gouvernement (Ettakattol et le CPR) – ont vécu les résultats des élections du 23 Octobre plus comme leur propre défaite que comme une catastrophe pour l’ensemble du pays…Leur déception était immense..Je peux citer plusieurs dirigeants du PDP, de   Tejdid , de l’ex-PDM,  de Afek Tounès ,qui durant   les trois ou quatre dernières semaines  précédant l’échéance électorale ,vivaient en  hommes se préparant à gouverner le pays après le 23 octobre. Certains même voyaient plus loin et plus « haut » : alors que les élections étaient seulement   législatives (et même moins : constituantes) , ils se présentaient déjà aux électeurs et à l’opinion comme présidentiables !…

C’est dire à quel point la déception a été très forte pour ces partis…Mais, je m’empresse de dire, en prenant toutes mes responsabilités : AUCUN DE CES PARTIS  N’A PROCEDE A UN VERITABLE ET PROFONDE  BILAN de son action, de sa campagne électorale, de son programme électoral, de ses techniques d’intervention, de la composition des listes qu’il a présenté dans les circonscriptions etc..C’est seulement la semaine dernière  qu’il m’a été donné d’entendre  un éminent dirigeant de l’un de ces partis, dire, très rapidement, que son parti s’était trompé en faisant cavalier seul aux dernières élections , après avoir rejeté l’offre de constituer un Front électoral avec plusieurs autres Partis….Aujourd’hui, ce sont ceux qui, il y a à peine 7 mois ,s’opposaient avec virulence à toute idée de rassemblement , d’alliance , de Front , qui sont devenus les partisans les plus acharnés, non seulement de l’alliance , du Front , mais de LA FUSION….Des partis destouriens fusionnent , des partis nationalistes arabes fusionnent ….Mais çà , c’est « le menu fretin » , et personne n’y prête attention…Il est vrai qu’on ne prête qu’aux riches , même relativement , très relativement riches !.. Les fusions, au cours des ces 5 ou 6 dernières semaines, çà fuse de partout ! A droite, au centre, à gauche …Ce qui retient l’attention, c’est que si la fusion vient de partout, c’est  AU CENTRE qu’elles vont toutes..C’est même leur raison d’être ! Depuis que Nahdha répète à satiété qu’elle est  un parti « wassati », que son Islam est un Islam « wassati », on a l’impression que tout  le monde rue..dans le Centre..Et  où en est –on en fait dans ce remue- ménage ?

Trois initiatives centristes se disputent la scène..Mais attention.ce ne sont pas, comme on pourrait « logiquement » se l’imaginer, des initiatives rivales ! Non, elles sont même des initiatives « amies » très « amies » même.

La 1ère en date – à tout seigneur tout  honneur-est celle « sponsorisée » et dirigée par une main de maitre en matière d’aggiornamentos politiques, celle du PDP  qui a commencé par une sorte d’opération chirurgicale sur lui-même : abandon de l’ancrage à gauche , transformation  totale du PDP , de Parti de militant(e)s en parti de clientèle , de parti politique de combat sur des principes et des politiques de gauche en parti électoraliste , en machine à gagner les élections et des sièges au Parlement ,de parti militant en parti parlementaire, de parti d’opposition en parti de gouvernement ..Bref, de parti de gauche en parti centriste. « Il n y a pas place pour la gauche dans notre nouveau parti Centriste », a clairement déclaré l’un de ses dirigeants les plus en vue. Cap  donc sur le Centre, et laissons la gauche au Poct et aux Watad , et un peu au PSG…Et dans ce rassemblement /fusion , c’est l’auberge espagnole ..Il y a là, pour le moment : le maitre d’œuvre, le PDP, il y a Yassine Brahim avec Afek Tounès (mais pas TOUT Afek Tounès) , il y a le Parti Républicain qui disait , il y a quelques mois à peine, qu’il se trouvait « bien «  avec la gauche dans le PDM , il y a le groupe du Dr Touzri , il y a des ministres  de Caied Essebsi , qui se découvrent en 2012 hommes politiques alors qu’ils se présentaient et qu’ils ont été « recrutés » au gouvernement , il y a à peine quelques mois  comme des technocrates apolitiques ..Et il y a qui ou quoi d’autre ? Il y a l’inénarrable Slaheddine Zahaf , ex Président du CSS ( Club Sportif Sfaxien pour les profanes ) sur lequel  on ne peut  faire qu’un seul commentaire : « Sans commentaire » .Donc , tout ce beau monde fusionne. C’est fait, ce 9 Avril de cette année 2012..Le nouveau Parti a une nouvelle direction, dont les membres ont été choisis suite à de savants  calculs et de subtiles dosages ; Quelques-uns d’entre eux pourront s’affubler sur leur carte de visite du titre : « Anciens ministres »..Et cette nouvelle direction a un grand cœur : elle a laissé des places vacantes aux autres, notamment ceux qui ne sont pas encore arrivés , qui trainent la patte .Il s’agit de lac 2è initiative : celle de Tajdid et ses compagnons , c'est-à-dire le PTT ( en fait : le groupe de Abdeljelil Bédoui) , et un certain nombre d’indépendants de l’ex-PDM »encadrés » par Riadh Ben Fadhel , qui a enfin réussi à réaliser l’objectif qu’il s’est fixé quand il est venu à la politique après la chute de Ben Ali : devenir membre de la direction d’u Parti politique moderniste..Voilà donc la deuxième initiative, disons  celle de Tajdid élargi, et qui a pris le nom de « le Parti de la Voie démocratique et sociale «  (en arabe : Hezb el MASSAR eddimocrati elijtima3i…mais attention, lisez bien : EL MASSAR, et non ELYASSAR !, la différence est de grande taille !)…Le nouveau Massar donc veut fusionner avec le nouveau parti Centriste ex-PDP..Les négociations sont difficiles , les calculs ( politiques et arithmétiques) sont compliqués ..Néjib Chebbi , Yassine Brahim – tous deux présidentiables , ne l’oublions pas , et cela explique beaucoup de choses – ne veulent pas trop s’encombrer d’un Tajdid qui , même si certains de  ses dirigeants actuels ont décidé d’aller ailleurs qu’à gauche , reste , à travers son histoire et un grand nombre de ses militants actuels (dont on sait les réticences de certains  d’entre eux à l’égard du cours actuel dans lequel des dirigeants , connus pour leurs nets penchants pour les thèses libérales,ont engagé  le mouvement ) ancré à gauche…….Ainsi donc , si tout se passe « bien », les  négociations avec ELMASSAR continueront pour réaliser la fusion tant recherchée…..

La troisième initiative est évidemment celle de Caied Essebsi..Mais là  , rien n’est encore précision..L’homme semble vouloir « se faire attendre » , comme le font les stars du cinéma ou du théâtre..Veut-il seulement rassembler les « bons » destouriens dans un Parti à eux , comme famille politique spécifique , et dans une seconde étape , proposer , au nom de son nouveau parti , la constitution , pour les prochaines élections dans moins d’1 an , d’un Front moderniste et démocratique face au bloc islamiste/ éventuels alliés ?….En attendant , force est de constater que les deux initiatives citées plus haut ont toutes deux salué l’initiative de BCE et affirmé leur disposition à s’y intégrer….Certains parlent d’un Grand Parti Unifié regroupant dans une fusion les trois intiatives…Le projet de fusion entre l’ex PDP et l’ex Tajdid est lui-même conçu et présenté comme un prélude à une fusion avec l’initiative de BCE pour la fusion de tous dans un GPU…

Que  peut-on retenir de tout ce remue-ménage et de ce branle –bas, appelés à changer la composition de la scène politique, et peut-être même, si le processus aboutit à son terme, à bouleverser la vie politique dans le pays. ?

Au point où en sont les choses aujourd’hui, on peut faire les remarques suivantes :

1/ Quand on atteint des chiffres records en matière de nombre de partis politiques créés en quelques mois (plus de 100) , il devient normal que très rapidement , il y ait des regroupements et même des disparitions ! oui, il y a des partis très  « personnels » qui ont totalement disparu, qui n’ont même pas eu la possibilité de présenter ne serait-ce qu’une liste dans une des 33 circonscriptions électorales)..La scène politique n’a pas de sens avec plusieurs dizaines de partis..Les regroupements, fusions, sont indispens

ables..Cet « assainissement » souhaité mettra en réalité quatre ou cinq ans pour se faire…

2/ Ne subsisteront  très probablement que les « grands » partis , c'est-à-dire les vrais partis , qui ont une doctrine ou des références , qui ont une histoire , un patrimoine national /ou/ et universel , qui ont  un groupe dirigeant, des structures, des militant(e)s , qui ont un programme , qui ont un tant soit peu de représentations régionales , qui ont un budget , des permanent (e)s, un minimum d’équipements et de moyens de communication…

3/ Pour ce qui est des trois initiatives dont on a parlé plus haut, pourquoi  font-elles toutes cette course  effrénée vers le Centre ? Oui, pourquoi, découvrent –elles toutes aujourd’hui que c’est  le Centre  seul qui serait  « payant » ? Politiquement, mais surtout ELECTORALEMENT payant ? Et « payant «  pour qui ? Pour le Parti ? Pour son leader ? Ou pour le pays ? Et c’est quoi exactement ce « parti centriste» dans lequel se retrouveraient et cohabiteraient comme par enchantement des hommes  et des femmes aussi différent(e)s que Néjib Chebbi , Slaheddine Zahaf , Boujemaa Remili , Yassine Brahim , Faouzia Charfi , Samir Taieb ,Riadh ben Fadhel ,Rachid Mcharek , Abdelaziz Belkhoja , Maya Jeribi  , Maher Hnin , Salma El Euch , Abdeljelil Bedoui , Jouneidi Abdeljawad, Lamine Zgolli et pourquoi pas Ali Romdhane ? Et si la boucle du Grand Parti Unifié avec BCE est bouclée, ajoutez à cette auberge espagnole Béji Caied Sebsi , Kamel Morjane ,Mohamed Jgham , pourquoi pas Mohamed Sayah , présent à Monastir / Canossa !..Tout ce beau monde, non pas dans UN FRONT (ce qui pourrait se concevoir) , mais dans UN PARTI….On est vraiment en pleine confusion..Et la confusion se confirme quand on pose la question à tous  ces  leaders : pourquoi ce très large rassemblement sans principe et à la limite contre-nature dans UN PARTI et non dans UN FRONT ? Est-ce pour créer un Parti  capable de combattre Nahdha et de la battre aux prochaines élections pour débarrasser démocratiquement le pays de la catastrophe nationale qui lui est tombée sur la tête le 23 Octobre 2011 ?? Non , répondent-ils presque tous à l’unisson ,nous ne voulons pas « dégager » Nahdha à la prochaine échéance électorale , nous voulons «  rééquilibrer le rapport de forces sur la scène politique  et  créer les conditions favorables à l’alternance »…Si , partout dans le monde , toute opposition dans un pays démocratique déclare et assume que son objectif politique majeur , c’est de faire mordre la poussière au parti qui gouverne afin de faire une autre politique répondant au mieux aux aspirations populaires , notre opposition «  centriste » en gestation , avec toutes ses composantes et ses trois étapes , dont une déjà réalisée et finalisée le 9 Avril – ne tient pas ce langage jugé incorrect , inadapté et improductif …Pourquoi donc ? Parce qu’aucune des composantes de ce futur  grand parti unifié  ne veut  se situer en RUPTURE RADICALE avec Nahdha et son projet  de société…A Monastir / Canossa , ANC n’a –t-il pas ouvertement et clairement appelé à la formation d’un « gouvernement d’union nationale avec Nahdha dirigé par une personnalité indépendante » ?  C’est limpide : aujourd’hui, demain, après demain, dès que les conditions le permettront, le Centre sera disposé à gouverner avec Nahdha…

S’ajoute à tout cela un élément essentiel du puzzle, sans lequel , toutes les explications et toutes les lectures risquent de « passer à côté » , c’est l’importance CAPITALE de la prochaine élection présidentielle (dans un an ,probablement !) dans tout ce branle- bas et cette frénésie avec laquelle tout ce beau monde court vers le Centre.. Dans ce futur Grand Parti Unifié, il n y a pas moins de TROIS ou QUATRE « présidentiables » ou qui se considèrent comme tels , notamment et en toute certitude Néjib Chebbi et Yassine Brahim…Les deux lorgnent vers le fauteuil occupé par Moncef Marzouki  , et  le 1e cité n’est pas loin de le regarder comme un « usurpateur »..Et dans une élection présidentielle , on ne peut avoir une chance d’accéder à ce fauteuil si convoité qu’en se présentant comme le candidat d’un grand parti , et d’un grand parti  ayant rompu totalement les amarres avec tout ancrage à gauche… »il n y a pas place pour la gauche dans notre nouveau Parti du Centre », a asséné Issam Chebbi , membre de la direction du nouveau parti…Le Congrès unificateur (1ere étape) vient de se terminer .Le nom choisi est significatif : ce Parti unifié N’EST QUE REPUBLICAIN…Oui : le Parti Républicain , c'est-à-dire l’auberge espagnole….De El amel Tounsi (extrême gauche) , au Rassemblement SOCIALISTE progressiste RSP ( gauche plutôt radicale) , au PDP (gauche modérée) , au Parti Républicain PR ( Centre, avec Zahaf !), la boucle est bouclée  en  quatre positionnements , trois aggiornamentos ,soit un tous les 12 ans , bonne performance et personne ne dira mieux !

4/Une question se pose dès lors : que fait Tajdid et son « Massir démocratique et social « (MDS !!!) Dans cette galère, dans cette auberge qui, pour être « républicaine » n’en est pas moins espagnole, avec les calculs pas toujours « propres », avec la guerre des chefs qui ne va pas tarder à se déclarer, en relation (mais pas seulement) avec les ambitions présidentielles des uns et des autres ? La dérive libérale au sein de Tajdid a-t-elle à ce point gangrené ce Parti de gauche ? L’obsession maladive de devoir rompre en permanence et radicalement les amarres avec le passé communiste, puis marxiste, habite-elle à ce point encore, près de 20 ans après la transformation du PCT en Tejdid, certains  des dirigeants de ce dernier ?…Il n y a qu’à voir le malaise et le désarroi d’une partie des responsables et cadres de Tejdid  devant ce remue ménage et cette course vers la fusion avec le Centre pour se rendre compte à quel point  ce processus a déstabilisé ce Parti..Et ce n’est pas l’adjonction d’un PTT en lambeaux et des « troupes » de Riadh ben Fadhel qui y changeront quelque chose…La responsabilité que prend Tajdid est HISTORIQUE ! Il s’agit ni plus ni moins  de sauvegarder, je dirai  de sauver l’existence même de la gauche, qu’à défaut d’un autre terme, on appelle modérée. , et dont Tajdid constitue, depuis bientôt 20 ans, et malgré les diverses péripéties et même les dérives , l’une des composantes essentielles…C’est cette gauche –là ,  qui a été de tous les combats des décennies écoulées : combats sur le terrain politique , sur le terrain social et syndical , sur le terrain de la Culture et des Arts , sur le terrain universitaire , c’est cette gauche qui risque , si la parcours pris par Tejdid se concrétise , d’être phagocytée et dissoute dans un magmas centriste , et au mieux réduite à un courant « de gauche » dans un grand Parti Unifié dominé largement par les courants de droite et du Centre .

C’est donc d’un tournant historique dans l’histoire de la gauche et du pays qu’il s’agit..Des militant(e)s de gauche , attachés à l’identité de gauche , à son histoire , à son « patrimoine » intellectuel , politique , social et culturel , au rôle IRREMPLACABLE de la gauche dans les combats d’aujourd’hui et de demain , en particulier contre les deux dangers qui menacent le présent et l’avenir du pays : à savoir  l’obscurantisme ascendant , y compris celui qui se veut « soft » et est en train d’investir l’Etat et ses structures , et également le libéralisme rampant qui bloque tout développement économique , social et culturel réel et maintient  plusieurs régions et des centaines de milliers des jeunes diplômés  dans la désespérance…Ces militants se concertent actuellement pour trouver la meilleure réplique à ce grave danger qui menace l’existence même de la gauche dite modérée..Ils considèrent que ces opérations de regroupement de partis, ou de fusions, peuvent amener une clarification dans la vie et la scène politiques.. Cela ne peut et ne doit en aucun cas signifier la disparition d’une famille et d’une pensée politiques qui ont leur spécificité…Pourquoi la gauche se regrouperait-elle avec le Centre, en fusionnant avec lui. ?..Au moment où la Tunisie traverse une des  étapes les plus cruciales de son histoire, elle a , plus que jamais auparavant, besoin d’un grand parti de gauche , fidèle aux valeurs fondamentales de celle-ci et ouvert aux évolutions du monde et du pays , rompant avec les dogmes qui n’ont plus cours mais rejetant avec force la domination et l’arrogance d’un capitalisme financier ultra libéral qui veut mettre les peuples et même les Etats à genoux..Un grand parti de gauche qui est le seul à pouvoir , sans concession ,combattre pour un modèle de développement économique , social , culturel et environnemental qui parte d’un choix clair : c’est l’économie qui doit être au service des hommes et des femmes du  pays et non l’inverse , et elle doit réaliser  l’équilibre régional et la justice sociale…De même , dans cette étape cruciale , seul un grand Parti de gauche peut mener sans concession le combat pour la séparation de la religion et de la politique , celui pour l’égalité totale et sans discrimination d’aucune sorte entre les femmes et les hommes , celui pour les libertés d’expression , de création , les libertés académiques.. La constitution de ce nouveau parti pour une gauche rajeunie ,plus féminisée, renouvelée et revitalisée, permettra à ce Parti de jouer pleinement son rôle sur la scène politique, en collaboration avec d’autres partis qui lui sont proches, et de militer pour un large Front démocratique et anti obscurantiste, qui pourra affronter dans l’unité la plus large les prochaines échéances électorales : présidentielles, régionales, législatives et municipales …

Salah zeghidi  

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