De son côté, le Gouvernement s’empêtrait dans une bataille aux intentions douteuses avec la commission de Iyadh Ben Achour à propos de l’inéligibilité des anciens responsables RCD: aller jusqu’à 23 ans ou 10 ans seulement ? Cette insistance de la part du Gouvernement a été largement incomprise de la part de la majorité des gens pour lesquels ce n’était pas une question de chiffres, mais une question de fidélité à l’esprit de la révolution.
Le climat politique était donc pour le moins détestable et peu propice à une campagne législative saine.
La parenthèse ou « pause » Rajhi a soudainement arrêté cette dynamique malsaine et peut-être est-elle venue à temps. Pourquoi ?
- Parce que les évènements violents qui ont suivi ses déclarations nous rappellent avec insistance que le VRAI ennemi public numéro un reste la milice du RCD qui jette ses dernières forces pour jeter le pays dans le chaos et éviter les élections. Et qu’on doit rester soudés devant sa menace.
- Parce que cette « pause » nous permet de voir que nos partis étaient sur la mauvaise voie. Que seul un consensus entre toutes les parties pourra aujourd’hui nous mener calmement vers la date butoir du 24 juillet. Passé le cap de la Constituante, ils auront tout le loisir de se battre becs et ongles pour un parlement, des législatives etc…
- Pour se convaincre que ce Gouvernement n’est pas capable d’assumer la justice transitionnelle tant nécessaire pour faire notre deuil de la dictature et aller de l’avant. Pour preuve le refus de BCE de « s’immiscer » dans la justice alors que le Gouvernement est seul apte à saisir le Ministère Public pour déférer devant la justice ceux qui ont tué et ceux qui ont sucé le peuple. Et cela, BCE l’avocat devrait le savoir!? On attendra donc le 25 juillet pour le faire ou on lui mettra la pression pour qu’il le fasse.
Alors ? On appuie sur STOP, REWIND et on recommence autrement ?
Tarek Marzouk




Sans oublier de préciser que justement suite à ce retard du gouvernement quant à l’adoption de la loi électorale, la date du 24/07 est aujourd’hui compromise…
Bravo Tarek pour l’article